Pierre Hugo ou Victor Buhet ???

JCV 01Qui a écrit le poème ci-dessous, lu par Pierre Buhet avant l’ouverture de notre barbecue ? Pierre Hugo, Victor Buhet ?

« JEAN-CLAUDE

 Ce siècle avait cinq ans ! Il s’était habillé smart,
Déjà Jean-Claude cherchait un bon appart.
Et du premier coup, déjà, il trouva l’endroit,
Le front du chercheur brisait le masque étroit.
Alors Aux Eucherts, vieille ville pleine de gnole,
Jeté comme la graine au gré de l’air qui vole,
Naquit d’un sang manceau d’une seule voie
Un président sans douleur, coopté par mille voix.
Pas si frêle qu’il fut, ainsi qu’une chimère,
Accompagné par tous, lorsqu’il lève son verre,
Et que son bras tendu comme un frêle roseau
Fit faire en même temps un toast en levant haut.
Ce président que la chance nous livrait venant d’ivres,
Et qui avait tant de lendemain à vivre,
C’est lui.
Je vous dirai peut-être quelque jour
Quelle épure, que de soins, que de vœux, que d’amour,
Prodigués par sa mie le sachant au sommets condamné,
L’ont fait deux fois l’enfant de sa chère destinée,
Ange qui sur trois fils attachés à ses pas
Épandait son action et ne mesurait pas !
Ô l’amour d’une mie ! amour que nul n’oublie !
Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier !
Je pourrai dire un jour, lorsque la nuit douteuse
Fera parler les soirs ma vieillesse conteuse,
Comment ce haut destin de gloire et de labeur
Qui remuait le monde dans son sillon meneur,
De ses mails rapporteurs m’emportant à sa cause
Contre vents et marée, il écrivait débridé comme il cause.
Car, lorsque l’aquilon bat ses flots palpitants,
L’océan convulsif tourmente en même temps
Le navire à trois ponts qui tonne avec l’orage,
Et la feuille échappée aux arbres du rivage !
A présent, jeune encore, mais durement éprouvé,
Il se retire pour conserver un souvenir profondément gravé,
Avec lui remémorons nous tant de bonnes choses passées.
Dans les plis de ce bois, nous t’offrons, Jean-Claude
Sans oublier Mireille, ces petits quelques choses
Pour vous dire à tous deux, notre affection, notre amitié,
Et nos profonds remerciements qui creusent nos pensées. »

En feuilletant l’oeuvre d’un grand écrivain français, nous avons trouvé trace, en ouverture du recueil des « Fleurs d’Automne », d’éléments qui pourraient confondre l’auteur de ce pastiche…

Entre « Napoléon, qui perçait sous Bonaparte et Jean-Claude « qui cherchait un bon appart » puis « Besançon, vieille ville espagnole » devenue « les Eucherts, vieille ville pleine de gnole, » il fallait oser l’ami. !

Mais, avec le recul, quel plaisir de partager ta bonne humeur et ton humour, Pierre !

« Un président sans douleur, coopté par mille voix. » C’était vrai voilà plus de 15 ans mais aujourd’hui le bonhomme est moins reluisant. » Comme l’exprime Victor à la fin du poème. « A présent jeune (toujours dans ma tête) « mais durement éprouvé » (au niveau des genoux et du dos surtout). « Il se retire pour conserver un souvenir profondément gravé »…

Pas un, mais des dizaines de souvenirs avec vous tous. Que du bonheur ! Et j’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres…

En attendant, permettez-moi d’ajouter quelques verres à ce succulent postiche….

« Après avoir chanté, j’écoute et je me marre<
Au président chahuté dressant dans l’ombre un bar
Des Cimes Blanches au Coppapan, de La Rosière au Riondet
Fidèle enfin aux ondes transmises par mes alliés
Je partage une rasade de génépi, divin breuvage
Avec Isabelle, Pierre, Marius et tous les copains du voisinage.
Mille merci à tous pour ces cadeaux somptueux
Mireille se joint à moi dans un élan joyeux
Pour vous assurer de nos sentiments amicaux
Et trinquons en levant bien haut un verre de limoncello »

Amitié, encore merci et à la bonne vôtre !

JCV